La lettre de Tony Neves S'abonner

24 novembre 2025

Tu n'échoues pas assez (et c'est un problème)

"Parce que j'avais peur que ça ne marche pas."

C'est ce que m'a répondu un pote cette semaine. Je lui avais demandé pourquoi il avait 6 carrousels en stock qu'il n'avait jamais postés.

6 contenus prêts. Jamais publiés.

Cette conversation m'a fait remonter un truc que j'avais noté récemment dans un carnet, "La majorité des entrepreneurs opposent la réussite et l'échec. Comme si c'était l'un ou l'autre."

On pense que c'est les deux faces d'une même pièce. Pourtant, c'est tout le contraire.

Ce que la majorité des entrepreneurs ont du mal à comprendre, c'est que la hauteur de leur réussite est liée à leur nombre d'échecs. Et que chaque échec te rapproche d'une réussite.

Plus tu vas échouer, plus tu vas réussir (paradoxalement)

Pour comprendre ça, imagine un match de foot durant lequel les joueurs ne tirent au but que s'ils sont sûrs à 100% de marquer. Il y a de fortes chances que le score finisse 0-0.

Parce qu'on n'est jamais vraiment sûr de marquer. Il y a toujours une chance de tirer à côté, sur le poteau ou que le gardien arrête le ballon. Alors, on finit par ne pas tirer.

Maintenant, imagine que les joueurs tirent à chaque fois qu'ils sont sûrs de marquer à 20%. Ils tirent une fois, puis deux, puis trois. Toujours pas de but. Mais ils continuent. Quatre, cinq, 10, 15. Score final ? 4-0.

Pourtant, ils ont plus échoué que les premiers. Et c'est là tout le sujet. Ce que tu vois comme un échec ne sont que des essais, des tentatives. Et plus tu tentes, plus tu marques.

Le vrai sujet maintenant, comment bien échouer ?

Parce que tirer 100 fois dans le mauvais sens, ça ne sert à rien.

1. Itérer, encore et encore

Plus tu fais de tentatives, plus tu augmentes tes chances de réussir quelque chose. Sauf que, comment savoir ce qui va marcher ? C'est là que l'itération entre en jeu.

Comme on ne sait pas ce qui marche, on doit le trouver. Et la meilleure façon de le trouver est d'essayer tout un tas de choses. Pour savoir quelle forme de lancement te convient, quelle plateforme est la mieux pour toi, quelle offre va te générer le plus de CA, tu dois itérer et tester.

Certaines fois ça va marcher (et tant mieux). Mais d'autres, non (et c'est ok). Surtout si tu fais la deuxième étape.

2. Bien analyser ses itérations

Itérer c'est top. Mais si c'est pour laisser ça derrière toi et ne jamais revenir dessus, c'est pas très utile.

Pour tirer réellement profit de ces itérations, tu dois pouvoir fixer un objectif précis et tirer une réelle conclusion à laquelle on peut répondre par oui ou par non.

Si ton objectif est de générer plus de CA sur un lancement, que t'as itéré sur l'idée d'un challenge de 3 jours et que tu le lances, tu dois ensuite analyser pour savoir si les résultats sont probants ou pas. Ce qui a fonctionné et ce qui n'a pas fonctionné. Et savoir si tu continues ce projet, si tu l'améliores ou si tu laisses tomber pour une autre idée.

3. Réduire le temps d'itération

C'est peut-être (de loin) le facteur le plus important pour augmenter ton nombre d'échecs et tes chances de succès.

Comme trouver ce qui fonctionne est (très) compliqué et demande de tester tout un tas de choses, le nombre d'itérations que tu fais a son importance.

Plus tu vas itérer (sur des formats, des lancements, des offres, des contenus), plus tu vas avoir de feedback sur ce qui fonctionne ou pas. Et plus vite tu pourras trouver LE truc qui te fera passer au niveau d'après.

4. Le confort tue plus vite que l'échec

Récemment, j'ai entendu cette phrase dans un podcast qui, je l'avoue, m'a mis une grande claque, "Si dans ta boîte t'as plus le stress d'échouer, c'est que tu ne tentes rien de nouveau. Et si tu ne tentes rien de nouveau, c'est qu'il est temps de laisser ta place."

Ça m'a mis une claque parce que c'est ce que je ressens dans mon business depuis quelque temps. Je me rends compte que la prise de risque, l'itération et le lancement de choses nouvelles, c'est ce qui amène à trouver la martingale qui fonctionne.

Le truc ? C'est qu'on arrête de chercher une nouvelle martingale une fois que la précédente a fonctionné. On se repose sur ce qui marche, on arrête d'inventer, d'innover et on finit par tout laisser mourir à petit feu.

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