Ça fait un mois que je ne t'ai pas envoyé de mail.
La raison ?
J'ai été pas mal occupé par le montage de mes vlogs au Japon, le lancement de mes nouvelles offres premium et quelques projets pro par-ci par-là.
Ça, c'est ce que je t'aurais dit il y a quelques mois.
Mais j'ai récemment lu "The Big Leap".
Et ma vision de ce genre de situation a totalement changé.
L'art de l'auto-sabotage
La thèse principale du livre est la suivante :
On a tous un thermostat intérieur.
Ce thermostat détermine combien de succès, d'amour et de bonheur on s'autorise à vivre.
Le hic ?
C'est qu'à chaque fois qu'on dépasse ce niveau, quand ça va "trop bien", on fait quelque chose pour se ramener vers le bas.
Sans même s'en rendre compte.
Gay Hendricks appelle ça "l'Upper Limit Problem".
Et ça fait bizarrement écho à tout ce que j'ai entendu cette année :
"Ton business ne peut croître qu'à la hauteur de son système le plus faible."
"Il n'y a pas de problème de business, il n'y a que des problèmes d'entrepreneurs."
La vérité ? Je n'étais pas "trop" occupé.
J'avais simplement atteint ma limite supérieure.
Celle à partir de laquelle je commence à m'auto-saboter.
Chez moi, ça prend souvent les formes suivantes :
Je lance plein de projets en même temps.
Je refais ma stratégie pour la 210ème fois (alors qu'elle est déjà très claire).
Je repousse des projets importants (qui rapportent du CA) pour faire passer en priorité des trucs plus fun ou nouveaux.
Et sans m'en rendre compte, c'est un sabotage déguisé.
Ces projets que je lance à tout-va sur un coup de tête ? C'est parce que j'ai peur d'affronter les vrais problèmes qui me permettraient de passer au niveau supérieur.
La stratégie que je peaufine pour la 210ème fois ? C'est simplement parce que ça demande moins d'efforts que sortir ce contenu qui serait bien plus enrichissant mais qui demanderait beaucoup plus de temps à créer.
Ces projets fun que je lance en essayant de me convaincre que c'est parce que "je veux kiffer" ? C'est simplement pour couvrir la peur de lancer des projets plus ambitieux qui sont susceptibles d'échouer.
Ton Upper Limit Problem est unique.
Le mien, c'est l'éparpillement.
Le tien, c'est peut-être autre chose :
Tu tombes malade à chaque fois que ton business décolle.
Tu déclenches des disputes avec tes proches quand tout va bien.
Tu te mets à douter de tout au moment où tu devrais foncer.
Tu procrastines sur LE projet qui changerait tout.
Tu te noies dans l'opérationnel pour éviter de créer.
Le symptôme change mais le mécanisme reste le même.
Ton cerveau ne supporte pas que ça aille trop bien.
Alors il trouve un moyen de te ramener dans ta zone de confort.
Et l'IA dans tout ça ?
Là où ça devient intéressant, c'est quand on mélange l'Upper Limit Problem avec l'IA.
Parce que l'IA, en théorie, devrait nous libérer du temps.
Automatiser les tâches répétitives. Accélérer la création. Simplifier l'opérationnel.
Mais dans les faits ?
La plupart des entrepreneurs que je connais travaillent PLUS qu'avant.
Pourquoi ?
Parce que l'IA ne résout pas l'Upper Limit Problem. Elle l'amplifie.
Si tu avais tendance à t'éparpiller, l'IA te permet de t'éparpiller 10x plus vite.
Si tu avais tendance à sur-planifier, l'IA te donne 10x plus de stratégies à explorer.
Si tu avais tendance à éviter les vrais projets, l'IA t'offre 10x plus de distractions "productives".
L'outil n'est pas le problème, c'est ce que tu en fais.
Les quelques nouveautés du mois
J'ai tout de même avancé (malgré cet Upper Limit Problem) sur quelques trucs sympas ce mois-ci qui méritent une petite section.
J'ai finalisé les 4 VLOG de mon séjour au Japon dont 2 sont déjà sortis sur ma chaîne YouTube.
J'ai pris beaucoup de plaisir à les monter et j'espère qu'ils te plairont.
J'avance bien sur ma prochaine formation Claude Cowork (notamment avec près d'une centaine de retours sur mon formulaire, merci encore !).
Ça me permet d'avoir une vision claire de ce dont tu as besoin en termes de compétences et connaissances pour passer de "je bricole avec Claude" à "j'utilise l'IA à son plein potentiel".
C'est très challengeant car ça me demande d'avoir une vraie structure pédagogique sur un programme comme celui-ci.
Mais j'ai bientôt terminé la partie théorie (et crois-moi, ça va te plaire).