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High vs low ticket

Business model

High ticket ou low ticket : que choisir pour tes marges

Par Tony NevesPublié le 15 juillet 20266 min de lecture

On me pousse régulièrement vers le high ticket, ces produits à 2000 ou 3000 euros. J'ai toujours refusé, pour une raison précise : les marges.

High ticket ou low ticket, que choisir ? La réponse ne se joue pas sur le prix affiché, mais sur ce qu'il te reste vraiment en net, et sur les contraintes que tu es prêt à vivre au quotidien.

High ticket ou low ticket : que choisir vraiment

Ces dernières semaines, j'ai eu plusieurs discussions avec des entrepreneurs qui font du high ticket. Le scénario est toujours le même : on essaie de me convaincre de me lancer dans des produits entre 2000 et 3000 euros.

J'ai toujours refusé ce modèle, et pas par principe. Pour une raison chiffrée : la marge. Quand on creuse le sujet, la réalité est moins glamour que le discours.

Ce refus n'a rien d'idéologique. C'est un calcul, et un choix de vie. Voici ce que révèle le sujet quand on regarde au-delà du prix affiché.

La vérité cachée sur les marges du high ticket

Une fois retirés tous les coûts, équipes, remboursements, acquisition, ce type de produit ne marge qu'à 30 pour cent environ. Sur 2400 euros, ça représente 800 euros net.

Et tu sais quoi ? C'est exactement le prix de mes offres les plus chères. Avec deux différences majeures.

Je marge à 100 pour cent sur chacun de ces produits : pas d'intermédiaires, pas de coachs, pas de closers, uniquement un SAV classique. Je me retrouve avec le même bénéfice net, les problèmes en moins. Tout tourne sur une seule plateforme, Kajabi, qui héberge mes offres et mes tunnels de bout en bout : moins d'outils, moins de coûts qui grignotent la marge.

Ce n'est pas une critique du modèle, c'est une question de structure. Plus un produit cher exige d'humains autour de lui, coachs, closers, service client renforcé, plus la marge se fait grignoter. Le prix affiché grimpe, mais le net, lui, bouge beaucoup moins qu'on ne le croit.

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Le chiffre d'affaires ne veut rien dire sans la marge

Prenons un exemple concret. Quand tu fais 300 000 euros de chiffre d'affaires mais que tu marges à 30 pour cent, tu ne fais en réalité que 100 000 euros net.

Le souci, c'est que tu as les mêmes problèmes, les mêmes responsabilités et la même gestion qu'une personne qui fait 300 000 euros de bénéfice. Le bénéfice en moins.

300 000 euros de CA : ce qu'il te reste netHigh ticket, marge 30%100 000 euros netMon offre, marge 100%300 000 euros netMême chiffre d'affaires affiché, trois fois moins dans ta poche.À chiffre d'affaires égal, la marge décide de tout : le prix affiché est le même, le net va du simple au triple.

C'est pour ça qu'afficher un gros chiffre d'affaires ne dit rien de la santé réelle d'un business. Avant de courir après le prix élevé, apprends à fixer le prix de ta formation en partant de ta marge nette, pas du montant sur la page.

C'est le piège des gros chiffres qu'on voit passer partout. Un 300 000 euros annoncé sonne mieux qu'un 100 000 euros, mais si le second reste net dans ta poche pendant que le premier finance une équipe et des remboursements, le second gagne. La vanité se mesure en chiffre d'affaires, la liberté se mesure en marge.

Choisir ses inconvénients, pas ses avantages

Le but n'est pas de dire que le high ticket est un mauvais modèle. Il fonctionne, et il convient parfaitement à certaines personnes. Mon objectif est de t'éclairer sur un sujet plus large : la façon de décider.

Quand tu choisis un modèle, un projet ou un produit, base ta décision sur les inconvénients bien plus que sur les avantages. Pourquoi ? Parce qu'au quotidien, ce sont les inconvénients qui te pèseront 10 fois plus que le positif apporté par les avantages.

Les avantages du high ticket sont clairs : besoin de moins de clients, meilleur accompagnement individuel. Mais ses inconvénients le sont tout autant :

Comme la liberté et la tranquillité d'esprit sont mes critères numéro 1, je ne suis pas prêt à accepter ces contraintes.

Cette règle est contre-intuitive. On a envie de choisir un projet pour ce qu'il promet : l'accompagnement premium, le prestige, les gros tickets. Mais tu ne vis pas dans la promesse, tu vis dans le quotidien. Et le quotidien d'un modèle, ce sont ses contraintes, pas ses arguments de vente. Un modèle qui t'apporte un peu de confort en plus mais beaucoup de charge mentale en plus n'est pas un bon deal, en tout cas pas pour moi.

Les questions à te poser avant de choisir

Avant de trancher entre high ticket et low ticket, passe ta décision au filtre de ces quatre questions :

Ces questions valent pour un modèle de prix, mais aussi pour une offre, un canal d'acquisition ou un recrutement. Elles t'évitent de choisir un modèle sur la promesse et de le subir sur la durée.

Prends le temps d'y répondre honnêtement, par écrit. Une décision de modèle t'engage pour des années, pas pour un seul lancement. Mieux vaut y passer une heure maintenant que porter le mauvais choix pendant cinq ans. La question numéro trois, celle des cinq ans, est souvent la plus révélatrice : elle te force à te projeter dans le quotidien, pas dans l'excitation du démarrage.

Ce que le low ticket m'a rapporté

Côté low ticket, les chiffres parlent. Sur un tunnel récent, on a fait une journée record à près de 600 euros générés en 24 heures. Au total, 4557 euros générés depuis le 16 janvier, pour seulement 759 euros investis en publicité.

Et le tunnel n'est pas encore optimisé. Les prochaines étapes sont claires : optimiser le tunnel pour aller chercher la rentabilité dans les 30 jours, augmenter le budget publicitaire, lancer l'affiliation, puis ouvrir le funnel à l'organique. Ce tunnel, je l'ai monté sur Kajabi, la plateforme où j'héberge mes pages de vente et mes offres sans dépendre de dix outils différents.

Le low ticket a ses propres inconvénients, il en faut du volume. Mais il coche mes critères de liberté et de marge. Là où le high ticket demande peu de clients mais beaucoup de structure, le low ticket demande beaucoup de clients mais peu de structure. À toi de voir quelle contrainte tu préfères porter au quotidien pendant les cinq prochaines années.

À retenir

Un high ticket à 2400 euros margé à 30 pour cent te laisse 800 euros net, autant qu'une offre margée à 100 pour cent, mais avec les coachs, les closers et la charge en plus. Choisis ton modèle sur les inconvénients que tu es prêt à vivre cinq ans, pas sur le prix affiché.

Si tu veux comprendre la mécanique derrière, regarde comment créer un tunnel de vente qui tourne, et comment vendre un produit d'appel à petit prix pour amorcer la machine. Si tu veux comprendre la mécanique derrière, regarde comment créer un tunnel de vente qui tourne, et comment vendre un produit d'appel à petit prix pour amorcer la machine.

Questions fréquentes

À partir de quel prix parle-t-on de high ticket ?
Il n'y a pas de seuil officiel, mais on parle généralement de high ticket au-delà de 1000 à 2000 euros par offre, souvent avec un accompagnement individuel. En dessous, on est plutôt sur du low ou mid ticket, vendu sans intervention humaine forte.
Pourquoi un high ticket ne marge-t-il qu'à 30 pour cent environ ?
Parce qu'un prix élevé exige souvent une structure autour : coachs, closers, service client renforcé, budget d'acquisition. Ces coûts grignotent le net. Sur 2400 euros margés à 30 pour cent, il te reste environ 800 euros, autant qu'une offre plus simple margée à 100 pour cent.
Faut-il des closers pour vendre du high ticket ?
C'est le schéma le plus courant, car un prix élevé se vend souvent par appel téléphonique avec un commercial. Mais chaque closer prend une commission, généralement 10 à 20 pour cent, qui pèse directement sur ta marge. C'est l'un des coûts qui rend le net moins glamour que le prix affiché.
Le low ticket est-il vraiment rentable avec de la publicité payante ?
Oui, à condition d'avoir un tunnel qui remonte le panier moyen avec des bumps et des upsells. Sur un exemple réel, 759 euros de publicité ont généré 4557 euros. La clé est que le revenu par client dépasse ton coût d'acquisition, sinon le volume ne suffit pas.
Peut-on combiner high ticket et low ticket ?
Oui, beaucoup structurent une gamme : un produit d'appel à petit prix qui amène du volume, puis des offres plus chères pour ceux qui veulent aller plus loin. L'important est de choisir chaque niveau selon les inconvénients que tu es prêt à porter au quotidien, pas selon le seul prix affiché.

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