Pour configurer Claude pour son business, pose quatre briques dans cet ordre : un contexte que tu écris une fois, des projets connectés, tes méthodes encodées en compétences et des commandes qui le font travailler sans toi.
Voici ce que contient chaque brique, un exemple concret de ce que cela donne chaque semaine dans mon activité et les garde-fous à ne pas oublier.
Comment configurer Claude pour son business ?
Configure-le en quatre briques, que j'appelle les 4C : le contexte, la connexion, la compétence et la commande. Ensemble, elles transforment Claude, qui repart de zéro à chaque conversation, en un système qui connaît ton activité et travaille sans que tu le relances.
Il y a dix-huit mois, Claude ne me servait que de moteur de recherche amélioré et de correcteur de mes posts. Quand je lui demandais d'écrire, je recevais un texte lisse, plein de métaphores creuses, d'emojis et de tirets qui trahissent l'IA à dix mille mètres. Ce qui a changé n'est ni le prompt ni le modèle : c'est l'écosystème construit autour.
Qu'est-ce que le contexte, et pourquoi tout commence là ?
À chaque nouvelle conversation, Claude ne sait ni qui tu es, ni ce que tu vends, ni comment tu écris. Tu réexpliques ton ton, tes offres, ta cible, tes conditions de remboursement, encore et encore. Tu passes ton temps à briefer un stagiaire qui oublie tout entre deux cafés.
La solution : poser ton contexte une fois dans des fichiers que Claude lit avant chaque tâche. Ton identité, tes convictions, tes offres, ta voix, tes exemples de textes réussis. Avec cela, trois mots suffisent pour obtenir un post qui sonne comme toi.
La lettre de Tony Neves
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Que change la connexion entre tes projets ?
Sans elle, tout est enclavé. Tu crées une offre dans un chat et tu poses une garantie sur ta page de vente dans un autre. Quand un client écrit au service client à propos de cette garantie, Claude n'en a jamais entendu parler. Tu recopies alors la même information à la main, d'un endroit à l'autre.
Avec la connexion, les projets communiquent. Ce qui est posé sur la page de vente est connu du traitement du service client. Claude peut lire ta garantie, vérifier l'achat et voir si le client est dans les délais. Pour des actions sensibles comme un remboursement, garde une étape de validation humaine, au moins au début.
Qu'est-ce qu'une compétence, au sens de Claude ?
C'est ta méthode encodée dans un dossier réutilisable, appelé skill : un fichier d'instructions que Claude retrouve quand la tâche correspond. Ta newsletter, ton carrousel, ta réponse au service client sont alors exécutés à ta façon, pas à la moyenne d'internet.
La description du skill est la partie qui compte le plus : Claude la lit pour décider s'il doit l'utiliser. Rédige-la comme un mode d'emploi précis, avec les cas d'usage et les exemples attendus.
Que veut dire donner une commande à Claude ?
C'est poser les conditions pour qu'il travaille sans toi. Tu passes de « je me connecte pour demander un rapport hebdomadaire » à « je me connecte à 9 h le lundi, et le rapport m'attend déjà ».
Voici ce que cela donne chez moi, chaque semaine :
- Le service client et les impayés traités le lundi : mails triés, brouillons prêts, relances suivies.
- Ma newsletter transformée en posts mis en forme et planifiés, que je valide avant mise en ligne.
- Un rapport hebdomadaire de mes publicités : ce qui marche, ce qui ne marche pas.
- Une veille concurrentielle chaque lundi, croisée avec mon univers, qui propose des idées de contenu.
- Des factures rapprochées, les manquantes récupérées et envoyées à ma comptable.
- Un rapport d'indicateurs : croissance, chiffre d'affaires, marge nette, remboursements, taux d'ouverture.
Quelle est la plus grosse erreur à éviter ?
Ne pas savoir quoi déléguer. L'outil peut presque tout faire, alors tu lui confies une tâche au hasard, tu bricoles un prompt, ça marche à moitié et tu abandonnes. Tu poses une couche d'IA sur un business que tu n'as jamais décortiqué : des couches dans tous les sens, et peu de résultats.
Décris d'abord ce que tu fais chaque semaine, puis classe chaque tâche : utile, répétitive, déléguable. Commence par celle qui coche les trois cases.
Je décris mon propre système, construit sur plusieurs mois, avec des ajustements constants. Il ne s'installe pas en une soirée, et la manière de le configurer dépend de ta formule Claude, de l'application utilisée et des outils connectés : vérifie dans la documentation d'Anthropic ce que ton abonnement permet. L'automatisation d'actions sensibles (remboursements, envois de mails) demande des garde-fous. Commence par des brouillons que tu valides.
Par quelle brique commencer ?
Par le contexte. Écris une page sur toi, une page sur tes offres et dix exemples de textes que tu as aimé écrire. Donne-les à Claude à chaque tâche, puis juge la différence. C'est la brique la plus rapide à poser et celle dont le gain se voit le soir même.
Ensuite, choisis une tâche récurrente à encoder en skill, et seulement après une tâche à confier à une commande automatique. Plus tu l'utilises, plus ton système s'enrichit : chaque décision et chaque retour s'ajoutent à son contexte et évitent de refaire la même erreur.
Pour choisir l'outil, lis Claude Cowork ou Claude Code. Pour comprendre pourquoi un simple usage ponctuel rapporte peu, voir l'IA fait-elle vraiment gagner du temps. Pour des cas concrets, déléguer les tâches opérationnelles à l'IA, systématiser son business avec des modèles et le pilier utiliser l'IA dans son business en ligne complètent le tableau.
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