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Abandonner un projet business

Business · Décision

Abandonner un projet business : les 9 projets que j'ai arrêtés et ce qu'ils m'ont appris

Par Tony NevesPublié le 24 octobre 20266 min de lecture

Abandonner un projet business est justifié quand il t'a appris ce que tu voulais savoir sur lui ou quand il détourne ton énergie de ton projet principal, pas quand il rate.

J'ai abandonné neuf projets, de mon premier blog à un membership de 30 personnes. Voici la liste, ce que chacun m'a appris et la règle que j'applique aujourd'hui.

La version vidéo, sur ma chaîne YouTube.

Quand faut-il abandonner un projet business ?

Abandonne un projet quand il t'a appris ce que tu voulais savoir sur lui, pas quand il échoue. Sur les neuf projets que j'ai laissés tomber, certains marchaient, d'autres non, et aucun n'était une erreur : chacun m'a appris soit ce que je voulais, soit ce que je ne voulais plus.

Lancer vite plutôt que réfléchir deux ans a une logique simple : il existe un énorme décalage entre la vision d'un projet et sa réalité. Tant que tu ne l'as pas testé, tu ne sais pas s'il te convient.

Quels sont les neuf projets que j'ai abandonnés ?

  1. Un blog (Blogueur Malin, 2016-2017). Environ 60 articles en six mois, de 2 000 à 4 000 visiteurs mensuels. J'ai arrêté parce que je n'aimais pas écrire et que YouTube me plaisait plus.
  2. Une chaîne YouTube sur le sport (2018). Trois ou quatre vidéos. Impossible à tenir en plus de quatre vidéos par semaine sur ma chaîne principale.
  3. Un podcast, repris et arrêté plusieurs fois, avec 50 à 100 écoutes par épisode au départ.
  4. Du sport sur ma chaîne principale. Deux épisodes, puis j'ai compris qu'il faudrait créer une offre de coaching.
  5. Une activité de vidéaste freelance à Bali (2019). Un site, des dizaines de cafés démarchés, trois vidéos gratuites. Sans offre claire, aucun client.
  6. Un bureau de 50 m² (2019-2020), pris sur un coup de tête avec un bail de trois ans. Revendu avec une perte de plusieurs milliers d'euros.
  7. Un membership (2020), limité à 30 personnes. Six mois d'accompagnement mensuel. Ce n'était pas ma zone de génie.
  8. Des mini-business : rachat d'un site d'éducation canine, musique et vidéos libres de droits, presets Lightroom sur Etsy, un compte de couple en voyage.
  9. Des réseaux sociaux : newsletter, LinkedIn, TikTok, YouTube Shorts, testés puis arrêtés.
Avant d'ajouter un projet1. TesteQuelques semaines,pas des années2. MesureTemps, énergie,plaisir3. DécideContinuer,ou arrêter4. RetiensCe que tu veux,ce que tu refusesUn test dure quelques semaines. Il coûte beaucoup moins cher qu'une année de doute.
Arrêter n'est pas échouer, à condition de le décider vite.

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Pourquoi un deuxième projet est-il dangereux ?

Parce qu'il disperse ton énergie avant que le premier ne tienne seul. Ma chaîne sport et mon podcast ont été lancés alors que ma chaîne principale n'était pas encore stabilisée, et mon activité de vidéaste freelance alors que mon business tournait déjà. Tenir trois ou quatre vidéos par semaine était déjà compliqué, sans équipe, sans process et avec des revenus encore modestes. Chaque nouveau projet te demande de recommencer : un nom, une audience, un rythme.

Ma règle : tant que ton premier projet n'est pas stable et ne te prend pas une à trois heures par jour grâce à une équipe ou des systèmes, ne lance pas un deuxième projet lucratif. Un projet passion, pour le plaisir, reste possible.

Toutes tes passions doivent-elles devenir un business ?

Non. J'adore le sport, la vidéo, le café. Le sport m'a pourtant coûté deux projets abandonnés : j'ai voulu en faire une activité de plus, alors qu'il aurait suffi de le garder comme hobby.

Si ton business actuel te plaît et fonctionne, profite de tes autres passions sans leur imposer une rentabilité. Une passion convertie en obligation perd son plaisir.

Que m'ont appris ces abandons ?

Ces leçons m'ont servi ensuite. Quand j'ai ouvert un autre local, j'ai choisi un bail classique plutôt qu'un engagement de trois ans. Les erreurs de 2019 m'ont évité des erreurs bien plus coûteuses.

Honnêteté 2026

Mon récit date de 2016 à 2020, avant l'IA générative et dans un contexte où je pouvais me permettre de tester. Tester vite ne veut pas dire tout risquer : pour un projet qui engage de l'argent ou un contrat long, lis les conditions de sortie avant de signer. Mon bail commercial en est l'exemple. Mon cas est celui d'un entrepreneur déjà indépendant : un salarié qui démarre n'a pas la même marge. Adapte la règle à ton budget.

Comment décider d'arrêter ou de continuer ?

Pose-toi trois questions : ce projet m'apprend-il encore quelque chose, me donne-t-il de l'énergie, et le temps qu'il demande est-il compatible avec mon projet principal ? Si les trois réponses sont non, arrête.

Tes abonnés ne t'en voudront pas. Personne ne m'a jamais reproché d'avoir arrêté un podcast, changé quinze fois de nom ou renoncé à une newsletter, tant que je continuais à publier mon contenu principal.

Pour approfondir, lis les dangers du local commercial pour un entrepreneur, scalabilité contre croissance, comment rebondir après un échec et le danger de structurer son business trop vite. Pour te recentrer, revenir à l'essentiel dans son business et le pilier créer un business en ligne rentable montrent ce qui compte.

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